C’est qui le chef ?

 

L'alimentation, une clé du « mieux vivre avec sa MICI »

Il arrive que certains malades, par crainte de voir une poussée se manifester, appliquent un régime restrictif, même en période de rémission complète. Pourtant, l’alimentation ne déclenche pas l’inflammation de l’intestin, ni ne l’aggrave. En période de poussée, un régime sans fibres (sans fruits, ni légumes, ni crudités) peut être nécessaire afin de limiter les symptômes digestifs (diarrhées, douleurs, ballonnements) ; puis quand la rémission s’installe, il est préférable de revenir très progressivement à une alimentation équilibrée(1,2).

En rémission, il n’y a pas lieu de faire un régime particulier. Il est même important d’avoir une alimentation la plus diversifiée et équilibrée possible, afin de ne pas avoir de carence(1,2) .

Et pourtant …

Pendant la poussée, la vie continue : les patients souffrant de MICI s'astreignent à ces régimes avec engagement.
A l’école les plus petits apprennent à gérer de façon autonome leur alimentation à la cantine, à côté de copains qui eux, peuvent tout manger !
Et en dehors des poussées, il est parfois difficile de revenir à une alimentation normale, il faut alors faire un vrai travail pour ré-apprivoiser l’alimentation !

Alors, c'est qui le Chef ?



Retrouvez l’interview d’Alexandra Martin, diététicienne à l’association François Aupetit




(1) Guide affection longue durée – La prise en charge de votre maladie de Crohn – Vivre avec une maladie de Crohn – HAS - Octobre 2008

(2) Guide affection longue durée – La prise en charge de votre rectocolite hémorragique – Vivre avec une RCH – HAS - Octobre 2008

 

L’INFO en +

Il est important, en dehors des poussées, de manger varié et équilibré.
L’afa propose un réseau de diététiciens libéraux formés aux MICI qui prennent en charge l’accompagnement du « repos digestif » et le retour vers une alimentation
« normale ».

Découvrez le livre « Bien manger avec une MICI » dans la librairie du site de l’afa.

 

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