C’est qui le champion ?

 

Activités physiques et MICI : des efforts, oui mais pourquoi ?

Comme l’explique le Professeur Laurent Beaugerie, gastro-entérologue à l’hôpital Saint-Antoine à Paris : « Il a été démontré qu’une activité physique régulière était susceptible de réduire la fatigue observée dans certaines pathologies chroniques ». 

Plus généralement, la pratique régulière d'un sport participe à l'équilibre général de l'individu et dans le cadre d’une MICI, s'il y a eu une perte de poids importante au moment de la poussée, une activité physique régulière (marche, vélo d'appartement) associée à la reprise d'apports alimentaires normaux, favorise la reconstitution du capital musculaire.

Le sport aide aussi à surmonter le stress que certains patients associent au déclenchement de leurs poussées et limite l'attirance vers le tabac dont les effets sont particulièrement nuisibles dans le cadre de la maladie de Crohn. Enfin, il permet de nourrir le lien social et d’avoir le sentiment de reprendre le contrôle sur son corps. 

Il est toutefois délicat pour les patients de maintenir une activité physique régulière, car leur état de fatigue chronique rend l'effort plus difficile. Sans compter que pendant les poussées, il devient impossible de faire un effort sportif. Les patients alternent donc des phases de repos forcé et d’activités possibles… Pas simple d’intégrer l’équipe de basket du lycée dans ces conditions !

Et pourtant …

… Certains entreprennent de s’attaquer au semi-marathon, à des courses cyclistes ou même de monter le Mont Blanc !

Alors, c'est qui le champion ?

 

L’INFO en +

Pratiquer une activité sportive permet de reprendre le contrôle son corps, et pour le moral c’est excellent ! L’afa propose des ateliers de sophrologie dans toute la France qui permettent de mieux gérer le stress, la douleur et la fatigue. L’afa soutient des recherches pour évaluer la graduation du sport en fonction de son état physique.
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